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D'un horrible vert, cette chambre; et serrée, en plus de ça avec un lit beaucoup trop grand pour elle, trop haut aussi, avec un édredon en montgolfière et des placards de chaque côté. La nausée, que j'vous dis. C'est ça... un peu comme après la cigarette de la gare... Y'a des fois, y faut pas insister, pas chercher plus loin dans la répulsion... ça s'impose... une envie de fuir. Bref, j'y ai pas posé mon petit sac dans la chambre verte.
- Ça vous va?
- oh oui madame c'est parfait.
Sacha, je crois qu'il sentait bien que je voulais pas rester pour dormir.
Nous nous somme mis à table en redescendant. Le père il était resté dans son bureau ou je ne sais pas trop quelle pièce, juste à côté, avec la porte entre-ouverte. Et la Maria, en nous servant :"Tu vois Sacha, il est furieux. Bon c'est pas grave, vous repartirez demain, en train. Il vous accompagnera, je suis sûre"
- Maman, et comment c'est en bas, les chèvres, elles vont bien?
- Oui mon chéri, tout va bien. Il y a 4 chevreaux cette année.
- Et la grange, tu la laisses ouverte?
- Eh, oui, enfin, tu sais mon chat, c'est ton père qui s'en occupe.
- Putain, chui sûr qu'il ferme tout... Lui y s'en fous.
- Bon mange un peu... Et comment ça va à St Anne? Tu t'y sens bien?
- Ouais, ça marche...
Il était plus vraiment dans la conversation, Sacha. Il regardait par la fenêtre, la nuit; Il pensait aux portes de la grange, sûrement...
Et puis, i n'a plus rien dit pendant tout le repas. Dans le bureau, on entendait le père qui bougeait des chaises, de temps en temps. On l'entendait marcher un peu aussi. La mère, elle chantonnait un peu en débarrassant la table et , arrivée à la cuisine, elle à ré-ouvert la gueule de Billy, bien grand, bien jazz...Pour faire la vaisselle.
- Zeld... bouge pas d'ici, je reviens...
Il s'en est allé dehors, sans faire de bruit avec la porte. Je suis restée là, à table vide... Au bout de quelques minutes, le colosse de père est sorti de son bureau...
- Il est où Sacha? il a commencé à gueuler: "Putain ne me dis pas..."
Maria , elle entendait rien, elle causait à Billy, ou plutôt l'inverse.
- Monsieur...
- Oh vous, taisez-vous! Vous êtes aussi cinglé que lui!
Il enfilait un manteau et s'apprêtais à sortir.
- Monsieur, Sacha il est allé pisser dehors...
- Ouais, c'est ça... prenez moi pour une bille! Je sais... Il est allé ouvrir les putains de portes de la grange... Il se mêle de mes affaires...Il est bon à rien... Putain mon fils... Pourquoi moi....
Il était appuyé sur une chaise, un peu abattu.
- J'ai rien fais pour ça... Merde... Quelle vie, nom de dieu... Oh, et puis merde... Tans pis...
Il avait renoncé à sortir. Il s'est assis en face de moi en gueulant: "Maria, apporte moi un verre de chartreux..."
- Elle entendra pas, vous voulez que je vous serve... C'est où?
Il m'a montré une commode près de la porte d'entrée.
Voila comment nous nous somme mis à parler. Avec Billy Holiday, en fond musical, un ange qui ouvrait des portes dans le jardin et une demi-folle qui chantait mal un jazz noir.
- Vous savez, je sais pas pourquoi il est comme ça, Sacha. On lui a tout donné, pour-tant.
- Il est bien votre fils, il a juste un problème avec ça, c'est tout...
- Je sais pas ce qui s'est passé, putain, j'ai tout fais comme il faut pour lui... Pas comme son grand frère... là ça a merdé...c'est sûr... Mais Sacha...
Il est entré à ce moment là. Il nous a regardé assis à table... Le père, il s'est levé...
- oh toi, tu va encore t'en prendre une! En se jetant sur lui. Il l'a cogné sur le visage, trois coups au moins. Moi j'ai crié. Je ne sais plus ce que j'ai dis mais j'ai crié... Il est reparti dans son bureau en soufflant, comme un animal...
Sacha est resté planté là, devant cette porte, les bras le long du corps, le visage tu-méfié, et, comme pour adoucir un peu tout, comme pour calmer la violence de tout ça, deux ou trois larmes glissaient paisible sur ses joues, sans qu'il ne les retienne. Et sur les miennes aussi.
Le colosse paternel est ressorti de son bureau, sans rien dire, sans nous regardé; Il a pris ses clefs de voiture... Il est parti comme une ombre, comme un orage s'en va avec le vent d'ouest. La voiture qui démarre trop vite...
Maria est arrivée de sa cuisine. Elle a vu Sacha planté, pleurant, et tout, je veux dire, et moi aussi.
- Il a recommencé, mon petit ange.
Elle accompagnait son fils, elle l'asseyait sur une chaise, lui séchait ses larmes avec sa blouse bleue.
- Mon chaton, tu vas pas rester, t'inquiète pas...
Il pleurait sans bruit, Sacha, sans tremblements, sans respiration, et là, assis, sans larme...
Elle s'est adressée à moi:
- Vous savez, ma petite fille, c'est comme ça depuis toujours. Il est pas méchant, son père mais il cogne facilement. C'est comme ça depuis l'incendie. C'est sûr qu'il avait raison Sacha... C'est sûr, mais bon... on pouvait pas savoir...Et puis c'est lui qui avait installé la cabane dans la grange...Enfin, c'est fini maintenant. Hein mon sachy? Mon bébé... Il a pas supporté; C'est un choc vous savez!... C'est sûr qu'il voulait le prévenir, son père mais ché pas pourquoi, il a voulu rien entendre. Et puis avec les renards et les loups et tout, il faut tout fermer la nuit... Vous savez, Sara, la vie ici c'est quand même dûr...enfin c'est la campagne je veux dire... On pouvait pas savoir que son frère il était dedans...
- Mais je vous l'ai dit!!!! a hurlé Sacha en se défaisant des bras de sa mère. Il s'est levé et il a poussé un cri immonde, un cri du fond des âges, un râle même, celui d'un animal...

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Commentaires

Cette page la ....Elle est

Cette page la ....Elle est terrible. pourquoi avoir besoin de commentaires >>>>>Bravo Merde ce putain de clavier ,ilva me rendre folle<<(Elle)

oui, cette "bourgeoisie là",

oui, cette "bourgeoisie là", elle est bien colorée, et elle refoule d'odeurs variées (pour ne pas dire avariéesqui ne serait pas correct, syntaxiquement parlant.....hihihi...

la bise en l'air..
Anne

jai aimer cest page elle est

jai aimer cest page elle est drole cest bien ta retrouver ta memoire hihi

angy

ps:je parle francais aussi ehhh

Chica, s'est laissée porter

Chica, s'est laissée porter par le vent et de son plein gré ,est allée seule sur le site,je viens de remarquer son commentaire qui me montre bien qu'elle comprend le français mais pas ses nuances donc elle a trouvé drole le père de sacha!!!!!!!
c'est aussi la raiso, de faire son histoire avec sa propre imagination et ses mots malgré les fautes ,ce n'est pas grave ,je n'ai pas voulu corriger pour qu'elle soir a l'aise "après" sans moi.....
voilà, maintenant ,je sais comment avoir de ses nouvelles avec son blog
Tout est sous controle,je doute même qu'il lui fasse changer d'e mail mais pour l'instant c'est ok
grrr! les français ne sont pas bien vu dans cette famille...Il faut pourtant qu'elle parle cette langue
Merci benoit et excuse moi de ces tracas (Elle)

pas de problème!

pas de problème!